Jeudi 24, Éliane nous offre
un vrai petit déjeuner bien copieux, puis bagages et chargement.
Oui en brousse il faut apprendre à
charger, décharger, charger de nouveau, décharger de
nouveau,…..
Et voilà 10h, je décolle
FTUR pour le lac Louise, mais avant plein ouest, direction la rivière
de La Racine du Bouleau; avec un aussi joli nom, nous ne pouvions
faire autrement que d’aller faire sa connaissance. Survol de
l’ancienne ville de Gagnon, plus rien ! Incroyable de faire
disparaître une ville comme ça et pourtant….. Descente
majestueuse du réservoir Manicouagan, on longe l’île
René-Levasseur et à gauche le mont Veyrier, j’ai
un peu l’impression de faire du vol de montagne, super !
A 2500 pieds il n’est pas possible
d’imaginer l’immensité du réservoir et de
cette île si riche en écosystèmes. Il faudrait
venir plusieurs jours dans le coin juste pour profiter de cet environnement

Barrage Manic v
exceptionnel ! En attendant 40 minutes,
de survol nous amène au barrage Daniel Johnson, Manic Cinq.
Clic-clic,
quelques photos ! approche et amerrissage au Lac Louise. Je sais que
le lac est petit et en plus, vu la direction du vent, je dois le prendre
dans sa plus petite longueur.
Je sais pas trop ce que je fous, je ne m’éloigne pas
assez ni en vent traversier ni en vent arrière je me rapproche
pas assez des collines au nord, et moi qui voulait absolument réussir
cette approche délicate je la loupe; frustré vous dites
? car d’habitude je ne manque pas mon coup ! mais la tout y
est, trop haut et un peu trop vite, c’est pas ce que j’ai
fait de mieux ! Bon on va quand même amerrir tout en douceur
après un petit coup de main de Norman et la docilité
du Beaver. Mais il n’est pas content le monsieur….. 
A propos, nos impressions : le Beaver
est un avion très facile à amerrir, il est doux

approche au lac Louise
et se comporte très bien à
basse vitesse et faible altitude. Par contre le décollage est
plus difficile, la sensation de l’avion ne s’acquiert
pas si vite, la gestion des paramètres, 30’’ hg
et 2000 rpm dés la sortie de l’eau, la vitesse d’exécution
nécessaire pour le bien être du moteur, la pleine charge
qui nous oblige à décoller plein trim avant et à
retrimer arrière au fur et à mesure de la prise de vitesse
nous accaparent trop, aussi ne sommes-nous pas aussi sensibles qu’il
le faudrait aux messages imperceptibles de FTUR. De plus, si l’avion
décolle très rapidement même à pleine charge,
il ne monte pas et prend que lentement sa vitesse. Ce phénomène
est psychologiquement surprenant car on s’attend après
un décollage rapide à monter aussi rapidement, ce qui
n’est pas le cas. Il est donc impératif de mettre FTUR
en palier dès sa sortie de l’eau, à quelques pieds
pas plus, et de

Casse croûte au lac Marganne
prendre tout de suite au moins 80
mph et de conserver cette vitesse pour la montée. Attention
à bien gérer sa sortie de lac.
Bon,
c’est le tour de Pascal de nous emmener directement jusqu’au
lac Margane, Chute des
Passes,
pour faire le plein et manger un petit peu. On en profitera, sur le
quai, pour tracer notre déroutement vers le réservoir
Gouin.

Bon on va ou? chûtes des passes
Nous devions flâner un peu entre
le lac Louise et le lac Margane et coucher dans le coin de Chute des
Passes mais la météo s’annonce problématique
pour demain et

Sous la pluie

L'équipe au camp3 pourvoirie lac du mâle
c’est déjà bouché
au lac Sébastien, les pilotes d’Air Saguenay y sont cloués
au sol. Alors décision est prise de filer tout de suite jusqu’au
Gouin.
15h30
Vincent décolle direction le réservoir Gouin après
2 heures 16 minutes de vol parfois dans des conditions météorologiques
marginales nous voici de nouveau
au lac du Mâle.
Installation au camp 3, repas tranquille,
observation d’étoiles sous un ciel complètement
dégagé.
Belle dernière soirée,
oui déjà la fin approche, voyage trop vite passé.