
Vendredi 25 juillet, lever tranquille,
temps magnifique, petit déjeuner de rois. Norman a décidé
de nous offrir un super petit déjeuner au doré (poisson
d'eau douce délicieux) et nous prenons notre temps pour bien
profiter de ce cadeau. Et après vous savez, chargement du quatre
roues, déchargement du 4 roues etc………
11H00 décollage pour Sainte
Véronique et 2h10 plus tard on amerrit pour la dernière
fois. Retour 

Petit déjeuner

on décharge encore

Pascal en plein boulot
au bercail et on décharge
pour la dernière fois aussi.
Finalement nous aurons fait 21 heures
16 minutes de vol soit 3h16 de plus que prévu, dû a une
vitesse indiquée de 90 mph plutôt que 100 mph et du vent
un peu plus fort sur l’ensemble des branches.
Malgré
quelques détours non prévus, la météo
s’est montrée clémente avec une très bonne
visibilité. La navigation s’est avérée
très facile. Bien sûr nous avions choisi des trajets
touristiques, ils nous a suffi de suivre lacs et rivières,
le suivi sur la carte était un jeu d’enfant. De plus
nous avions à bord deux GPS un fixe et un portable Garmin III
pilot. Sur les parties plus délicates, le cap et la montre
nous ont amenés à destination, les GPS étant
là pour nous rassurer.
Conclusion : si vous vous préparez
bien, surveillez de très prés votre météo,
le vol dans le nord s’avère aussi facile que dans le
sud et les repères ne manquent pas. Croyez moi les lacs

Jacques et C-FTUR au lac du Mâle

Pascal et Jacques au lac Pau
sont
loin de se ressembler et il est facile de les reconnaître.
Comme équipement particulier
j’avais un très bon kit de survie personnel plus une
seconde trousse de premiers soins importante. Un filtre à eau
plus des gouttes purificatrices. Nous avions à bord le matériel
de camping pour cinq et également de la nourriture pour cinq
durant 3 jours, d’ailleurs pour la petite histoire nous sommes
revenus avec plus de bouffe qu’au départ ! Nous avions
également une radio VHF et un téléphone satellitaire.
J’avais laissé un itinéraire de vol complet à
mon épouse avec nos trajets journaliers tracés sur les
cartes
plus toutes les coordonnées des points tournants importants,
ainsi que tous les téléphones importants au cas où
! De plus j’ai appelé chaque jour pour donner notre position
et nos intentions pour le lendemain ; quand nous avons dû changer
de route, nous avons prévenu les personnes sur place de notre
nouvel itinéraire. Ces précautions peuvent vous paraître
superflues mais si nous avions été en difficultés,
elles auraient pu être très utiles ; mieux vaut en prendre
trop que pas assez, comme pour la nourriture…
Nous revenons avec des images plein
la tête, une superbe expérience, la découverte
d’une famille soudée et formidable, les « Ouellette
». D’un pilote formidable, Norman, qui n’a pas hésité
à partager avec nous son expérience et qui a su nous
faire confiance, qualités rares… notre Beaver n’a
pas de double commande, mais pour la circonstance les palonniers en
place droite ont été reposés, on ne sait jamais….
Notre groupe s’est montré
soudé et l’expérience a été des
plus bénéfiques.
Dans l’ensemble nous avons légèrement
dépassé notre budget, 3500 dollars CAD (2230 Euro) tout
compris !
Évidemment ça coûte
cher et pour le même prix on peut s’offrir de belles vacances
en famille, mais quelle expérience !!. Ca valait le prix et
puis je veux pas vous écœurer mais j’ai fait 21
heures de Beaver dont 7 « loggées », et appris
encore et encore sur le pilotage de brousse. Et puis quasiment pas
de mouches , les chanceux, alors si ça vous tente……………………..
Les mouches en brousse n'ont rien à voir avec les mouches françaises,
très agressives elles vous arrachent un morceau de viande à
chaque morsure.

l'équipe

Martine notre photographe
Par contre, pas de pêche et
nous n’avons vu aucun animal, ni aurore boréale, ça
sera pour la prochaine fois, les Torngats cette fois, ou plus haut
encore sait-on jamais !!!!
Merci à toi Norman et à
vous Martine, Vincent et Pascal de m’avoir permis de vivre cette
aventure.
TEXTE DE JACQUES GOSSELIN
